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Stratégie RH : Le recrutement, déterminant clé de la compétitivité hors coût…

  
Taux d’échec du processus d’embauche (TEPE) : étude statistique 2012 dans les secteurs concurrentiels

Les discours sur la valorisation et le développement du Capital Humain gagnent progressivement l’oreille des dirigeants.
A l’évidence, la mobilisation des équipes est devenue une arme de compétitivité massive !
Mais il y a encore loin du discours aux pratiques… Considérer les Hommes comme un Capital plus que comme une ressource revient, nécessairement, à opérer un véritable changement de paradigme. Notamment en définissant une Stratégie RH qui ne vise plus uniquement l’alignement des équipes mais, plus largement, la mise en mouvement de tous les acteurs de l’entreprise pour déployer la stratégie et, également, pour la nourrir, l’enrichir.
Impulser une telle dynamique entre le Capital Humain et la Stratégie prend du temps… Le temps nécessaire pour faire évoluer les esprits et la culture propres à chaque organisation. Néanmoins, les dirigeants et, en particulier, les acteurs RH ont entre leurs mains un certain nombre de leviers pour faire bouger les lignes… A commencer par celui du recrutement, « moment de vérité » s’il en est du rapport d’une entreprise à ses équipiers ! Souvent courte à l’échelle d’un parcours professionnel au sein d’une société, cette étape du recrutement n’en est pas moins fondamentale.

« Le recrutement est en effet un déterminant clé de la compétitivité hors coût : la façon dont une firme recrute ses talents, quel que soit leur niveau hiérarchique, impacte fortement la qualité desprofils disponibles et leur adéquation avec ses enjeux stratégiques, bien évidemment, mais aussi le rapport des nouveaux équipiers à l’entreprise, en particulier leur niveau de mobilisation. Le recrutement est donc un véritable investissement stratégique ainsi qu’un indicateur de l’ambition de l’entreprise et de sa capacité à se projeter dans l’avenir.

Sur la question, beaucoup reste à faire : si les techniques et dispositifs de recrutement se sont fortement structurés et professionnalisés sur les 15 dernières années, le processus d’embauche souffre encore d’un taux d’échec élevé et coûteux, comme le montre l’édition 2012 de l’étude sur le Taux d’Échec du Processus d’Embauche réalisée par le cabinet Mozart Consulting :
–  1 CDI sur 5 (18 %) n’est pas confirmé à l’issue de sa période d’embauche et, 1 fois sur 2, à l’initiative du collaborateur
–  Le secteur des Services (avec un TEPE de 19,2%) est le moins efficace
–  La situation s’aggrave dans les secteurs de l’Informatique et de la Construction et s’améliore dans les Télécoms et les Médias
–  Le TEPE représente, sur la base du salaire médian, 50 à 100k€ par échec, suivant le profil du candidat, sans compter la démobilisation tacite du reste des salariés en poste et l’impact sur le retard des projets engagés.

L’avenir est donc devant nous : les DRH et tous leurs partenaires (internes et externes) ont ici un « terrain de jeu » formidable pour engager une mutation des esprits, sans abandonner pour autant les bonnes pratiques existant déjà en la matière.

Pour plus d’informations sur l’étude, cliquez ici.